v.n.a.encore pardon...

Juliette, comblée par Otto

r

un mail qu'Ether-Michel m'adressa avec tact le 26/04/2001.
                                                       RdH
> foilà, zè chuste bour gonzerfer zelah, bour bublikhazionn
> "rhébonss à garhabèèl", gui dendait te b'inguisiter !
> dom bèèh !
> (bar ayeurhh, â brobo, zing baièèhh, bédidé glaujheh, paävo 
> nuexenschnuppertael fa rhevrabber !! à pien drè doh, jher 
> âbbi !)
> ohrr tônkk :
> "bichour, ici bituuresztreym@caramail.com,
> je trouve auj. en ouvrant ma boîte un questionnaire de type 
> quasi inquisitorial me demandant 
> en vrac et tout à trac 
> (beau zeugma, non ?)
> combien je suis à mon foyer, mes goûts, etc, assorti de 
> champs obligatoires, gna gna gna...
> je réponds par l'e-présent, certain que selon la ligne 
> garantissant que de par la loi informatique et libertés gna 
> gna gna, cnil du tant et gna gna gna, vous n'userez pas de 
> ces infos, et d'une, et que vous allez les détruire sur ma 
> demande comme la loi informatique et libertés du tant gna gna 
> gna, cnil gna gna gna m'autorise à vous l'enjoindre, et de 
> deux.
> vous remerciant : 1/ de votre attention, 2/ de la célérité de 
> votre réponse adéquate selon les termes de la loi gna gna 
> gna, à savoir destruction/non conservation (donc, nous sommes 
> d'accord, non usage, a fortiori non négoce desdites données : 
> comment pourriez-vous en user les ayant détruites 
> conformément à la loi gna gna gna.. ? je pose la question.), 
> 3/ de vous débarrasser de ces données privées qui ne vous 
> concernent pas dans les 5'' ou plus vite (vous pouvez le 
> faire, si si...), 
> et désolé que ça tombe sur vous, le support, j'ai pas trouvé 
> de bouton "contact" sur l'interface (ça serait agréable 
> pourtant, et civil, non ?)
> bienàvouss, bituur esztreym, philologue."
> 
> 
> elles vous saluent.
> 
> [otto von s., ça sur-plombe !]
soirée du 2/11 au TNT!! ilustration1 vous invite à un road-trip poético-métaphysique à travers ce qui, nous l'espérons comme "elles", sera, arpentant l'esprit de son doux sémillement métallique, ce que j'ose appeler un "funiculaire transnépalais" et pour cause ! / la machine, poursuivant inlassablement sa route, émue de ses infinis tortillements, déraillant parfois, gravira non sans peine les graphies en germe du temps présent, son trajet ininterrompable, zigzagant à travers tant de fleurs et de mots ravira sans doute le cœur de celles qui, d'un instant à l'autre, osèrent un jour l'emprunter. / Poètes et penseurs de tous lieux de l'hyper-monde hypertextualisez vos textes ! // take this pills ! // préface // ce recueil, concret, dense, bref, est une prise de position. articulé en un temps comme la proclamation du dénonciationisme anti-virtuel, ses auteurs l'ont conçu, porté comme un manifeste, et le maintiennent, déçus et/ou amusés qu'ils sont par la "réalité" (ô mânes d'aristote !) contemporaine de l'avancée poétique - et, ajouterais-je, plastique - et stimulés par de nombreux liens et connections actuelles. / j'ai le privilège de connaître Astrée depuis longtemps, depuis ses premières années à New York à la fin des 80's : ses concaténations de limaille de parpaings, qu'elle empila dans des galeries portoricaines et iraniennes du queens, furent le "motif" de notre rencontre ; c'est par elle que sont apparues de grandes promesses pour l'art. / aussi suis-je fier de me retrouver à ses côtés, avec Ether-Michel Pillequant, pour cette percée poétique : ce texte est un météorite salutaire, forage orbital des méta-noms que la conscience humaine envisage comme "lieux" de sa réalisation. / take these pills ! pourrais-je dire en vous invitant à ce cordial textuel. quelque chose de fort et d'étrange, des chiures d'agrégats, des vis, des jarretelles si l'on veut, tout ce qui lie, car il y a le plaisir, l'horizon, "the edge"... ce sont, nécessaires, désirables, du vrai, du poème, du créant. /