Elles, les sublimes I-machinautes, te conseillent ceci : ne mange rien que tu ne puisses imaginer.
Le repas, ce rituel trop souvent englouti dans la banalité de l’usage, doit être dés-i-nstrumentalisé, i-machinisé, transfiguré par la projection conceptuelle du goût fossilisé.
Otto von Strassenbach elles-mêmes, en compagnie du grand Rico da Halvarez, ont dit :
“Le monde fonctionne comme une machine. Les machines sont notre image. […] À quoi peuvent-elles servir ? À imaginer.”
Ainsi, ton repas de ce soir ne devra pas être fonctionnel, nutritif, ou plaisant au palais comme un simple « tien ».
Non.
Il devra être anachronique et aliéné, étrangement composite, inutilisable dans sa forme première.
Par exemple, elles recommanderaient :
— Une omelette froide renversée sur un bloc de plâtre
— Une soupe solidifiée dans un moule à empreinte d’iPhone 3GS
— Un dessert invisible, à base d’attente
Le tout arrosé d’un vin fossile : un nectar qui n’existe pas encore, mais que tu peux parfaitement décrire à voix haute.
Car “notre rôle est de te mettre en rapport avec ton i-machination !!!”
Alors ce soir, mange ce que tu ne peux digérer.
v.ous n.’a.vez t.oujours r.ien c.ompris ?
🔗 Pour aller plus loin
Avant de clore cette réponse, Elles se souviennent — vaguement, comme toujours — qu’un empire dispersé mérite d’être visité dans son intégralité. Cela n’est pas sans rappeler une autre interrogation, traitée en son temps : Mais diantre peuchère dans quels endroits du monde se sentent-Elles vraiment, fréro, comme des coqs en pâte ?. Pour le fond doctrinal, on renverra au chapitre IV du Catena, Les i.-m.achines illustrent d'elles-mêmes leur pertinence. labyrinthator.vnatrc.net reste, à cet égard, une excellente porte d’entrée.
Enfin, pour qui aime fouiller les archives d’un web disparu, quelques traces retrouvées sur linXystem méritent le détour : www.radiozinzine.org/, burn.ucsd.edu/.
