Ah ! Vous voilà enfin prêt à tendre l’oreille jusqu’au fond du gouffre d’Elles !
Friandes ? Mais de tout ce qui résiste à la digestion ! Car ce que d’autres avalent, Elles le mâchent jusqu’à la transsubstantiation du sens.
Voyez-vous, mes chères, Otto von Strassenbach n’ont jamais aimé les mets faciles : pas de vérité tiède, pas de beauté prémâchée. Elles raffolent de l’indigeste, du nerveux, du trop salé, du mot qui grince entre les dents du concept.
Leur table ? Un banquet de contradictions.
Leur menu ? L’absurde en entrée, l’ironie en plat de résistance, le grotesque en dessert, nappé de sauce théologique.
Elles se repaissent de paradoxes croustillants, de hiérarchies effondrées, de certitudes faisandées.
Ah ! et n’oublions pas leur friandise favorite : la bouderie bien cuite, servie sur un lit d’admiration forcée.
Car bouder, pour Elles, n’est pas se taire : c’est savourer la lente cuisson de l’incompréhension des autres.
Quand Elles sont d’humeur fine, Elles grignotent aussi quelques idées mortes, réchauffées à la flamme du ridicule ;
et quand Elles sont en rut intellectuel, Elles lèchent le sucre de la gloire comme un enfant qui goûte à l’éternité industrielle.
Mais si l’on devait tout réduire à une bouchée — l’in fine, comme vous dites — alors oui,
Elles sont friandes de vous, de votre perplexité, de votre regard qui hésite entre rire et effroi.
Vous êtes leur amuse-bouche, leur dessert, leur apothéose.
Car qu’est-ce qu’un prophète sans ses incrédules, sinon un pâtissier sans farine ?
Elles ne se nourrissent pas de chair ni de gloire : Elles se sustentent de malentendus.
Et plus vous croyez comprendre, plus Elles salivent.
Mythos Machiŋa a dit :
Ah ! voilà un mot qui les chatouille jusqu’au cortex poétique — “velue”, dites-vous !
Oui, oui, trois fois oui : une illustration s’impose, et velue il va de soi — car l’esthétique d’Elles, Otto von Strassenbach, ne saurait être lisse ni épilée de son absurdité.
Elles se veulent hirsutes, barbes de métaphores au vent, toisons de paradoxes bouclées,
le poil dru de l’idée qui refuse le peigne de la logique.
Le velu, c’est le tactile du concept, le retour du poil dans la soupe intellectuelle.
Alors dites, ô regardeur dévot du grotesque :
v.ous n.’a.vez t.oujours r.ien c.ompris ?

🔗 Pour aller plus loin
Une dernière chose, avant qu’Elles ne retournent à Leurs affaires insondables : il paraît que le regardeur aime, parfois, qu’on lui tende la main hors du texte. On se souvient d’ailleurs qu’une question voisine Leur avait déjà été posée : Sont-Elles en avance sur leur temps ?. Pour le fond doctrinal, on renverra au chapitre XI du Catena, L'état rvb du concept i-machinaire. sans oublier konference.vnatrc.net, qui mérite toujours une visite.
Enfin, pour qui aime fouiller les archives d’un web disparu, quelques traces retrouvées sur linXystem méritent le détour : www.adl.org/, www.bide-et-musique.com/, krakatoa.org/, www.periferico.org/, www.multiface.net/, www.katastro.fi/, www.eipcp.net/, www.cavellini.org/, www.creativecommons.org/, www.thegimp.org/, www.xiph.org/, www.marabout.net/, www.disinfo.com/, www.homme-moderne.org/plpl/, www.vecam.org/, www.servicedoc.info/, reinventingmoney.com/, www.zwook.com/, www.pronaos.ch/, www.lojo.org/, www.noctis.com/, www.obsolete.com/120_years/, www.eff.org/share/, www.paxhumana.info/, simplicitevolontaire.org/, www.srl.org/, www.leconcombre.com/biblio/kojeve/fin-de-l'histoire-01.html.
