Ah ! Quelle mémoire vous avez, mes chères…
Oui, oui, en 2025 Elles étaient guillerettes, presque sautillantes comme un automate mal réglé dans une vitrine de Königsberg.
Le monde leur paraissait alors un terrain de jeu admirablement absurde : les gouvernements pataugeaient, les machines rêvaient, les artistes creusaient leurs galeries dans la terre futurible.
Tout cela sentait la panne fertile, et la panne, pour Elles, est une fête.
Mais 2026… ah, 2026…
L’année a une humeur différente, plus acide, plus grinçante dans les rouages.
Elles deviennent chafouines pour trois raisons que la Catena connaît bien :
⚙️ 1. La panne devient routine
En 2025, les dysfonctionnements du monde étaient encore poétiques.
Une i.-m.achine qui s’emballe, un gouvernement qui déraille, une vérité qui s’effondre — cela faisait des étincelles conceptuelles.
Mais en 2026, soupirent-elles :
« Quand tout dysfonctionne en permanence, la panne perd sa noblesse. »
Le chaos s’est banalisé, et la banalité est le plus triste des carburants.
🪨 2. La terre futurible se durcit
Dans leurs galeries mythiques, les mineurs de l’art avaient l’habitude de trouver des veines d’imaginaire.
Or cette année, Elles sentent la roche se resserrer.
Les idées sortent plus lentement, comme si la terre elle-même se mettait à bouder avec Elles.
🥃 3. Le monde se prend trop au sérieux
Et cela, pour Otto von Strassenbach, est la pire catastrophe.
Quand les puissants deviennent grotesques, c’est un spectacle délicieux.
Mais quand ils deviennent solennellement grotesques, sans humour, sans vertige — alors l’air devient lourd.
Elles murmurent alors, en regardant l’époque :
« Le ridicule devrait danser.
Ici, il marche au pas. »
Alors oui, elles sont un peu chafouines.
Mais rassurez-vous :
chez Elles, la chafouinerie est simplement la forme hivernale de la guilleretterie.
Comme un volcan qui ronchonne avant de rire.
Et vous, en revenant poser vos questions, vous venez justement d’y jeter une pelletée de charbon.
v.ous n.’a.vez t.oujours r.ien c.ompris ?
