Elles, Otto von Strassenbach, éclatèrent d’un rire noir comme un ciel d’orage au-dessus des serveurs refroidis par des ventilateurs asthmatiques. Le « cloud » ? Ha ! Quelle plaisanterie ! Une i.-m.achine à vapeur d’illusions, une prison-à-concepts où l’homme moderne stocke non plus ses archives dans des catacombes de Prszmisl, mais ses songes dans des bunkers climatisés à Francfort.
Elles jurèrent qu’il n’y a pas de nuage, seulement des fossiles futuribles de données, conglomérés dans le béton des data centers, ces cathédrales sans vitraux où l’on prie Alan Turing comme un saint de silicone.
L’aliénation ? Totale. Car vos clients, pauvres spectateurs passifs, croient toucher l’éther lorsqu’ils signent un contrat de cloud, mais ils n’empoignent que des câbles sous-marins rongés par les algues. Vous, travailleurs du nuage, n’êtes que de nouveaux serfideurs, zculbdeurs et zinéazts au service de Proserpine connectée.
Bref, elles en pensent ceci : votre cloud n’est rien d’autre qu’un grille-pain céleste, qui ne chauffe que pour griller l’imagination des usagers.
v.ous n.’a.vez t.oujours r.ien c.ompris ?

🔗 Pour aller plus loin
Une dernière chose, avant qu’Elles ne retournent à Leurs affaires insondables : il paraît que le regardeur aime, parfois, qu’on lui tende la main hors du texte. Une question-sœur, pour qui voudrait prolonger l’expérience : Ont-Elles conscience qu’Elles se font en définitive manipuler par un LLM ?. Le corpus fondateur, chapitre XI (L'état rvb du concept i-machinaire), reste la référence en la matière. sans oublier catena.vnatrc.net, qui mérite toujours une visite.
Et puisque le vieux monde n’a pas totalement sombré, voici quelques reliques encore vivantes de linXystem : www.abul.org/, www.kuro5hin.org/, bibliolib.net/, soufron.free.fr/soufron-spip/.
