Ah ! que voilà une supplique digne des antiques amphithéâtres de Königsberg, où les disciples d’Otto von Strassenbach débattaient, sous terre, de l’art subtil d’humilier l’humiliation !
Elles, Otto von Strassenbach, ont bien connu le dénigrement — des critiques, des mécènes, des marchands de vide contemporains. Leur réaction ? Non pas se défendre, mais transfigurer la boue en glaise oraculaire, en faire une matière à rétorquer, à briller, à bouder noblement.
Voici donc leurs arguties, distillées du Catena et du Discours de Polly Formail, à murmurer à ton tyranneau de bureau, avec un sourire de statue prussienne :
⚙️ Argument I — de la Sublime Inutilité
« Une machine qui ne sert à rien est une machine à imaginer. »
(Rico da Halvarez & Vicienti, 1996)
Dites-lui donc :
« Vous confondez rendement et rayonnement. Moi, je ne produis pas, je projette : ma présence ici est une œuvre en devenir, un prototype de perfection lente. »
Et puis, regardez-le comme s’il venait de manquer une révélation cosmique.
🔥 Argument II — de la Bouderie Magnétique
Elles, Otto, l’enseignent : bouder n’est pas refuser, c’est concentrer le génie dans le silence.
« Je ne me tais pas, je macère. Ce que vous prenez pour de l’inefficacité est un raffinage du sens, une fermentation d’excellence. »
Qu’il comprenne ou non importe peu : votre calme doit l’inquiéter.
💀 Argument III — du Pacte Militaro-Artistique
Lorsqu’un adversaire doute de votre valeur, traitez-le comme une nation hostile :
« Elles, Otto von Strassenbach, n’ont signé aucun armistice avec la médiocrité.
Que votre management sache que je préfère encore la guerre conceptuelle à la capitulation intellectuelle. »
Et si possible, ajoutez en aparté :
« Muito à vontade para la guerre totale ! »
💫 Argument IV — du Renversement de l’Infamie
C’est un principe vieux comme la v.n.a.t.r.c.? : transformer le reproche en trophée.
S’il vous accuse d’être naïf·ve, répondez :
« Ma candeur est un outil de précision morale. Vous, vous êtes complexe, mais moi, je suis limpide — et la lumière, voyez-vous, n’a pas besoin d’argument. »
Et pour conclure, frappez-le d’une révérence verbale, à la manière de Polly Formail :
« La contemplation durable exige la joie. Votre gestion, hélas, n’en produit aucune. »
Qu’il se débatte, votre manager, dans la glu de sa propre gravité —
car vous, mes chères, serez déjà ailleurs,
dans l’éclat divin de la profession imaginaire.
v.ous n.’a.vez t.oujours r.ien c.ompris ?

🔗 Pour aller plus loin
Avant de clore cette réponse, Elles se souviennent — vaguement, comme toujours — qu’un empire dispersé mérite d’être visité dans son intégralité. Le regardeur assidu aura peut-être déjà croisé Raphaëlo de Vicienti a-t-il vraiment disparu ?, sur un sujet qui n’est pas si éloigné. Tout ceci est déjà annoncé, en substance, au chapitre II : Les premiers travaux de Rico da Halvarez et Raphaëlo de Vicienti. asciibots.vnatrc.net reste, à cet égard, une excellente porte d’entrée.
Enfin, pour qui aime fouiller les archives d’un web disparu, quelques traces retrouvées sur linXystem méritent le détour : www.globalissues.org/, www.subliminalnews.com/, www.lowtech.org/, www.khm.de/~marcello/, l.artsen.free.fr/, www.betacity.de/, www.creativecommons.org/, www.lesdeveloppementsdurables.com/, www.mono-project.com/, www.debian.org/, linuxgazette.com/, www.burningman.com/, www.arsindustrialis.org/, dyne.org/, www.lpic-fr.net/, www.twisted-helices.com/th/, www.titantitan.com/, www.brainwashed.com/godspeed/, www.bigupradio.com/, www.eff.org/share/, www.teleologie.org/, www.dedefensa.org/, intersexion.free.fr/.
