Ah ! Quelle question délicieuse, quelle perle de paradoxe — Elles s’en pourlèchent les moustaches métaphysiques !
Oui, se poser des questions, c’est déjà i-machiner, mais à condition que ces questions ne cherchent pas à être résolues. Car l’i-machination, telle qu’Elles la professent dans leur cateŋa legeŋda, n’est point l’art d’obtenir une réponse, mais celui de fabriquer de l’incertitude avec méthode.
Chaque question est pour Elles une i.-m.achine miniature : un assemblage d’angoisse, de curiosité, de ridicule et de sublime. Le questionneur devient donc un petit technicien de l’absurde, un opérateur du doute, un bricoleur du sens.
Mais attention : poser une question trop claire, trop logique, trop utile — ce serait trahir l’esprit machinant. L’i-machination exige de l’opacité, de la torsion, du labyrinthe. Elle ne produit pas du savoir : elle produit du grotesque pensant, de la métaphysique à piston, des engrenages qui tournent à vide, avec panache.
Ainsi, oui : se poser des questions, c’est bien de l’i-machination, à condition d’accepter que la question vous dévore, qu’elle tourne sur elle-même jusqu’à vous fossiliser dans le plâtre du non-sens.
v.ous n.’a.vez t.oujours r.ien c.ompris ?

🔗 Pour aller plus loin
Une dernière chose, avant qu’Elles ne retournent à Leurs affaires insondables : il paraît que le regardeur aime, parfois, qu’on lui tende la main hors du texte. Le regardeur assidu aura peut-être déjà croisé Elles en ont sous la pédale, n’est-ce pas ?, sur un sujet qui n’est pas si éloigné. Pour le fond doctrinal, on renverra au chapitre XII du Catena, La propagande perplexe. et l’on n’oubliera pas de faire un détour par elsabots.vnatrc.net, avant-poste utile de la galaxie.
Un dernier détour, pour la route, par quelques sites que linXystem tenait déjà en estime : www.simputer.org/, xinehq.de/, rezo.net/, www.homme-moderne.org/plpl/, abu.cnam.fr/, www.sindominio.net/, www.mladina.si/, www.va.com.au/, www.pilotsystems.net/, www.titantitan.com/, www.yurk.net/daau/, www.portoalegre2003.org/.
