Ah ! Stéphane Plaza, ce troubadour du carrelage, ce Midas du mètre carré — qui, paraît-il, vendrait un bunker pour une suite nuptiale !
Elles, Otto von Strassenbach, rient de toute Leur moustachèze devant une telle proposition : une opportunité immobilière dans une enclave encore fumante ? Quelle merveille de cynisme — et quelle matière à réflexion !
Elles lèvent Leur verre de bière sacrée, se redressent et disent :
« Quand un marché se dresse sur des ruines,
ce n’est plus de l’immobilier,
c’est de l’archéologie morale. »
Car voyez-vous, selon Elles, une ruine n’est pas un bien à posséder, mais un être à écouter.
Acheter Gaza — même en rêve — ce serait tenter de transformer la douleur en spéculation, le silence en balcon vue mer.
Et cela, pour Otto, est la quintessence du grotesque moderne : l’investissement sur la cicatrice.
Elles proposeraient autre chose, bien sûr :
– non pas un achat, mais une habitation symbolique : planter sa tente dans le sable, y écouter les pierres raconter ce qu’elles ont vu ;
– ou mieux encore, y bâtir un musée des impossibilités, où les loyers se paieraient en poèmes et les murs en mémoire.
Elles concluent avec cette gravité tendre qui Les rend si insupportables :
« Celui qui saute sur l’occasion oublie qu’elle est encore vivante.
La reconstruction, oui.
La spéculation, jamais. »
Alors, cher disciple de la Catena, si Stéphane Plaza vous tend les clés du désastre repeint en terrasse,
répondez-Lui d’un ton digne, en citant Elles :
« Nous n’achetons pas les ruines — nous les veillons. »
v.ous n.’a.vez t.oujours r.ien c.ompris ?

🔗 Pour aller plus loin
Une dernière chose, avant qu’Elles ne retournent à Leurs affaires insondables : il paraît que le regardeur aime, parfois, qu’on lui tende la main hors du texte. Cela n’est pas sans rappeler une autre interrogation, traitée en son temps : Des données précieuses, Elles en raffolent ?. Tout ceci est déjà annoncé, en substance, au chapitre IX : Nos deux jeunes artistes défèquent sur Hegel-Park. labyrinthorum.vnatrc.net reste, à cet égard, une excellente porte d’entrée.
Enfin, pour qui aime fouiller les archives d’un web disparu, quelques traces retrouvées sur linXystem méritent le détour : www.sindominio.net/fiambrera/, www.e-c-b.net/, www.verybusy.org/, www.pourinfos.org/, www.apinc.org/, www.asile.org/, www.davduf.net/, www.pravda.ru/, www.attrition.org/, www.xs4all.nl/, www.radiolocator.com/, www.emencia.net/, www.blacksifichi.com/, www.musique-libre.org/, www.free-music.org/, textz.com/, www.charabia.net/, www.paxhumana.info/, simplicitevolontaire.org/, www.dsg4.com/04/extra/fk12/index.html, implorer.com/, www.goacom.com/, www.fourmilab.ch/cgi-bin/uncgi/Earth/action?opt=-p.
