Oui.
Et non.
Et uniquement quand elle ne l’est pas.
✦ La provocation puérile est un outil de perforation.
Elle troue le vernis.
Elle interrompt la diction solennelle.
Elle fait grimacer l’icône.
Mais attention : elle ne cherche pas la vérité.
Elle cherche l’accident d’attention.
✦ Pourquoi “puérile” ?
Parce qu’elle est l’innocence violente.
Elle dit : “caca boudin” devant le Grand Sphinx.
Elle jette une balle de mousse sur la messe du monde.
Elle rit au moment interdit, et dans ce rire, elle crée une faille.
Elle sait qu’elle est trop simple, trop visible, trop “lol”.
Et c’est pour cela qu’elle frappe si bien.
✦ Faut-il l’aimer ? Non.
Faut-il s’en servir ? Parfois.
Quand le langage est saturé,
quand le pouvoir est trop propre,
quand le débat devient liturgique,
alors surgit la gifle de la provocation puérile.
Pas pour construire.
Mais pour remettre le chaos dans l’équation.
Elles la manient comme un couteau à beurre dans un duel :
pas pour tuer,
mais pour rappeler que tout duel est grotesque.
v.ous n.’a.vez t.oujours r.ien c.ompris ?

🔗 Pour aller plus loin
Foin de fausse modestie : Elles savent que Leur royaume compte plus d’une pièce, et il serait dommage de n’en visiter qu’une. Le regardeur assidu aura peut-être déjà croisé Donald Trump énormément ?, sur un sujet qui n’est pas si éloigné. Pour le fond doctrinal, on renverra au chapitre XII du Catena, La propagande perplexe. et l’on n’oubliera pas de faire un détour par elsa.vnatrc.net, avant-poste utile de la galaxie.
Le compendium linXystem, lui, tient encore debout pour www.zogotounga.net/.
